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Cancer : pour le prévenir, on peut aussi agir !

La sortie du livre du cancérologue David Khayat, chef du service de cancérologie à l'hôpital de La Pitié Salpêtrière (Paris), « Prévenir le cancer, ça dépend aussi de vous », est l'occasion de faire le point sur l'incidence de nos habitudes de vie ou de notre environnement sur cette maladie.

On a l'impression d'être en face de lui, un verre à la main, en fin de soirée devant la cheminée. Dans son livre « Prévenir le cancer, ça dépend aussi de vous » (éd. Odile Jacob), le Pr Khayat nous livre son intime conviction, le fruit de ses années d'expérience, il balaye les idées reçues sur le cancer et sa prévention, il fait amende honorable (oui les facteurs psychologiques peuvent avoir une véritable influence sur la survenue des tumeurs), il nous confie ses recettes personnelles anti-cancer, il nous donne de l'espoir aussi.

« Je combats le cancer depuis près de 35 ans, malade après malade, c'est une lutte singulière et terrible. Je dois vivre avec tous ces fantômes du passé. La meilleure façon de guérir du cancer, c'est de le prévenir, explique le Pr David Khayat. Quand on n'a pas le cancer, on évite les souffrances des traitements, on ne pénètre pas dans ce monde cruel et dur. A ce jour, on n'a pas assez investi dans la prévention. »

 Plus de 60 % des cancers peuvent être évités en modifiant ses habitudes ou son environnement. Un peu de pollution, la cigarette, une nourriture trop riche ou trop salée, un peu trop de soleil, un peu trop de stress, un peu trop de vitamine E, ce cocktail ou un autre, augmente le risque de déclencher un cancer, rappelle le Pr Khayat. Grâce à des petits choix et des gestes simples, on peut diminuer ce risque. Même certains cancers héréditaires peuvent être prévenus, Angelina Jolie en est l'illustration parfaite. En se faisant ôter préventivement les deux seins, elle a échappé à la fatalité génétique qui était la sienne. On ne peut rien aux 30 % des cancers dus aux hormones, mais le dépistage ou la surveillance des cancers (frottis, mammographie, surveillance de la prostate) permettent de les traiter à un stade précoce et de les guérir le plus souvent. »

Des risques liés aux oméga-3 ou à la vitamine D

« Je pense maintenant que les oméga-3 peuvent être dangereux chez l'homme, précise le Pr Khayat. L'étude Select sur 35 000 volontaires américains entre 2001 et 2004 a montré que les hommes qui avaient un taux sanguin élevé en oméga-3 avaient aussi un risque plus élevé de cancer de la prostate dans sa forme la plus agressive. L'augmentation du risque apparaît importante, de l'ordre de 70 % pour ce cancer le plus fréquent chez l'homme ! »

» Par ailleurs, une compilation de plus de 1200 articles sur 40 ans va dans le même sens, poursuit-il. Alors est-il vraiment nécessaire de se bourrer d'oméga-3 ? Chez la femme en revanche, ces substances n'ont pas d'effet gênant. Idem pour la vitamine D, elle peut augmenter le risque de cancer de la prostate. Les hommes doivent donc surveiller leurs apports. »

« Je suis moi-même tombé des nues en analysant cette étude, précise le Pr Khayat. Les stimulateurs de l'érection agiraient sur des gènes prédisposant au mélanome, par une sorte de synergie négative. Ici cependant, il s'agit d'une étude isolée qui demande confirmation. En attendant, les hommes peuvent continuer à prendre du Viagra si besoin, d'autant qu'il est bien prouvé que l'amour et l'éjaculation sont bons pour diminuer le risque de cancer de la prostate. »

Faire l'amour réduit le risque

En parlant d'activité sexuelle, le Pr Khayat fait une distinction entre l'amour et la masturbation : « Chez l'homme 5 éjaculations par semaine, 21 par mois, réduisent de 30 à 40 % le risque de cancer de la prostate, mais uniquement si ce sont des éjaculations par pénétration et non par masturbation. Pourquoi ? Parce que le volume éjaculé est plus faible par masturbation, la « vidange prostatique » est donc moins complète. Les polyamines ou la spermidine s'accumulent donc davantage, ce qui peut favoriser le développement d'une tumeur. Chez les femmes, l'amour aussi est bon pour réduire le risque de cancer du sein. »

Adopter des règles d'hygiène de vie

Evidemment cesser de fumer (30 % de cancers touchent le poumon) et ne pas s'exposer trop au soleil (3 % des cancers les plus agressifs touchent la peau). Pratiquer une activité physique et sexuelle régulière, maintenir un poids de forme. On peut espérer ainsi diminuer le risque de cancers du sein, de la prostate, de l'estomac, de l'utérus, du colon, du pancréas, du poumon et ce, dans des proportions non négligeables (20 à 30 % de cancers en moins par rapport aux sédentaires). Avoir une alimentation riche en fibres et en antioxydants, suivant les saisons.

La recette anti-cancer du Pr David Khayat

« Tous les jours, j'avale au petit-déjeuner un comprimé qui réunit les sept aliments anticancer. Comme je suis désormais persuadé que le stress et le chagrin peuvent être en partie à l'origine du cancer, je recherche un peu de sérénité et de bonheur, détaille le Pr Khayat. Tous les matins, je m'allonge sur un tapis sur lequel j'ai posé une couverture chauffante. A l'aide d'une technique de relaxation proche du yoga, je fais le vide en moi,je me concentre sur ma respiration, j'expire le plus possible pour ralentir mon cœur. Puis, je me concentre successivement sur chaque organe, je deviens ma main, mon épaule, mon pied... et j'essaie de détendre chaque partie. J'ai vidé mon esprit, j'ai détendu mon corps, cinq à dix minutes ont passé. Je fais alors entrer le bonheur en moi avec des images heureuses, positives et rassurantes. Je cherche à remplir mon esprit de fragments d'amour avec les gens que j'aime, les petites choses de la vie qui font du bien, comme un plat délicieux, un film magique, un bon livre, le message d'un ami, le sourire d'un patient. Je me fabrique un bouclier, la journée peut commencer. »

Le Top 7 des ingrédients anti-cancer

Les nutriments. Le sélénium : 100 à 200 µg/j (dans les céréales complètes, le poisson, les volailles...) ; la quercétine : tous les jours en avalant 5 fruits et légumes.

Les boissons. La grenade : un quart de litre par jour ; Le thé vert : 3 tasses à thé.

Les aliments. L'ail : 20 g par semaine ; le curcuma : 6 g/jour ; le brocoli : 2 à 3 fois par semaine.

La quantité préconisée de ces aliments a été établie à partir des données scientifiques actuelles. Pas facile de les trouver dans son assiette tous les jours ! Mais on peut s'en approcher. On devrait aussi bientôt trouver ces 7 éléments concentrés dans un complément alimentaire (Provital 7)



25/02/2015
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